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Nouvel appel à lever les sanctions contre le Niger

Eric Topona
24 novembre 2023

Face aux difficultés quotidiennes provoquées par les sanctions de la Cédéao contre le Niger, les parlementaires de l'institution viennent de lancer un appel à lever les sanctions.

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Le siège de la Cédéao à Abuja au Nigeria photographié de l'extérieur
Les parlementaires de la Cédéao souhaitent que les chefs d'Etats de l'institution reviennent sur les sanctions prises après le coup d'EtatImage : Michael Kappeler/dpa/picture alliance

Au Niger, près de quatre mois après la chute du président Mohamed Bazoum, les Nigériens subissent au quotidien des coupures d'électricité et l'inflation,notamment sur les produits alimentaires, est très haute. Cette situation est la conséquence, en grande partie, du blocus imposé au lendemain du putsch par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest. Ces sanctions sont dénoncés par une partie de la population depuis des semaines. 

 

Cette semaine, les parlementaires de la Cédéao se sont emparés du sujet. Ils appellent les chefs d'Etat de l'institution sous-régionale à adoucir ces sanctions. Un appel solennel lancé au cours des travaux de leur deuxième session ordinaire de l'année 2023, consacrée au budget. "Le peuple nigérien souhaitait être soulagé des difficultés économiques et des défis humanitaires provoqués par l'interdiction des relations commerciales et le gel des comptes du pays dans les banques centrales régionales par les chefs d'Etat de la Cédéao", écrivent-ils. 

L'interview de Pape Ibrahima Kane (Osiwa)

Lire aussi → Niger : à Maradi, le poids des sanctions se fait ressentir

Selon eux, les dirigeants du bloc ouest-africain devraient prendre en compte la situation humanitaire et politique au Niger, qui dépend essentiellement de ses voisins, par exemple du Nigeria pour ce qui concerne l'alimentation électrique.

Décision de justice à venir

Au lendemain du coup d'Etat qui a renversé, le 26 juillet, le président Mohamed Bazoum, les chefs d'Etat de la Cédéao, au cours d'un sommet extraordinaire tenu le 30 juillet, avaient décidé la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la Cédéao et le Niger, ainsi que le gel des avoirs du pays dans les banques centrales des pays membres. La Cédéao avait aussi décidé de geler les avoirs des officiers militaires impliqués dans la tentative de coup d'Etat. 

Les autorités militaires du Niger ont décidé de faire un recours contre ces mesures. La Cour de justice de la Cédéao a ainsi examiné, mardi 21 novembre à Abuja, une plainte de l'Etat du Niger contre les chefs d'Etat de l'institution sous-régionale qui lui ont imposé ces sanctions. Le délibéré de la juridiction communautaire est fixé au 7 décembre, trois jours avant la Conférence des chefs d'Etat de la Cédéao qui est en principe prévue pour le 10 décembre.